Huiles Essentielles : attention !
Par:
Patrick Cauquil
C’est un fait, les huiles essentielles sont à la mode. Leurs bienfaits ne sont plus à démontrer et elles sont largement utilisées dans le domaine thérapeutique, mais aussi en cosmétique et même en cuisine. Mais attention, mal utilisées, les huiles essentielles peuvent avoir des effets néfastes. Il convient donc d’en connaître les précautions d’usage...
Véritables antibiotiques naturels, les huiles essentielles, qu’on les prenne par voie orale, transcutanée ou pulmonaire, font indéniablement partie des plus puissantes techniques des médecines naturelles. Elles sont aussi efficaces pour soigner les petits maux du quotidien qu’en thérapie proprement dite, avec des indications dans de nombreuses maladies graves. Certains de ces phytothérapiques éliminent les virus.
Concentrés à l’extrême dans le produit fini, les principes actifs des huiles essentielles se doivent d’être le plus pur possible dès le départ. C’est pour cela qu’il est indispensable d’utiliser des huiles essentielles issues de l’Agriculture Biologique certifiées par Ecocert, de mention Nature & Progrès ou encore Demeter (agriculture biodynamique) dont la qualité de culture, de distillation et de conditionnement répondent à des normes alimentaires.
Pour distiller 1 litre d’huile essentielle, il faut 350 kg de géranium rosat, 200 kg de camomille romaine, 120 kg de lavande fine. Globalement, le rendement de la distillation à la vapeur d’eau basse pression varie de 1 à 10, voire davantage pour certaines plantes comme la rose. Dans ces conditions, la présence de pesticides dans la plante d’origine pourrait donc se retrouver dans le flacon que vous allez acheter. Dès lors, on comprend l’intérêt de se tourner vers des huiles essentielles certifiées bio.
Certaines huiles comme la lavande, le citron, le laurier, la girofle, le romarin, la mélisse, le tea tree, le ravensare ou l’eucalyptus sont de véritables panacées et devraient être présentes dans toute pharmacie familiale car elles permettent de faire face à presque tous les maux du quotidien. Toutefois, l’éventail des huiles essentielles étant infiniment plus large, si vous voulez utiliser des huiles plus rares il convient d’agir prudemment car la plupart sont des médicaments d’une efficacité redoutable et, en tant que tels, elles doivent être soigneusement dosées pour ne pas risquer de devenir violemment toxiques. De plus, leur nom latin doit toujours être être mentionné car il existe, dans chaque espèce, des plantes voisines dont les effets sont différents, voire toxiques, et qui ne doivent pas être confondues avec celles indiquées ou prescrites.
Dans tous les cas il faut respecter les précautions d’emploi indiquées sur l’emballage et la notice d’utilisation ou la prescription du praticien aromathérapeute. Les huiles essentielles étant des substances extêmement concentrées, elles ne doivent jamais être utilisées pures en ingestion ou sur la peau. Elles doivent être diluées dans un support huileux, en général des huiles végétales (bio) comme l’huile d’amande douce, l’huile de jojoba ou encore l’huile d’olive pour leur utilisation en cuisine.
Pour terminer, les huiles essentielles doivent être tenues hors de portée des enfants, elles ne doivent jamais être utilisées dans l’alimentation des bébés, des enfants en bas âge et des femmes enceintes, même en usage culinaire. Il faut les conserver à l’abri de la lumière et de la chaleur.
Patrick Cauquil
"Les Secrets des Huiles Essentielles"
Source : Contenu Gratuit / Forme & Santé
