Quel type de fendeur de buches utiliser ?
Par:
José Fréson
Article non exhaustif donnant des conseils d'achat aux futurs acquéreurs de fendeurs de buches.
Bien que l’hiver vienne à peine de nous quitter, laissant place au renouveau de la nature, il faut déjà penser à reconstituer les réserves de buches de bois de chauffage. La période de mai à juin est idéale permettant de travailler à un moment où les températures ne sont pas encore trop élevées.
Cette activité autrefois ardue et harassante parce qu’effectuée uniquement à l’huile de bras est devenue depuis maintenant quelques années un travail à la portée du plus grand nombre. Il convient de dire que les moyens mécaniques proposés aujourd’hui rendent cette tâche nettement moins contraignante.
Pour cela, il existe des fendeurs de buches qui permettent un rendement journalier conséquent. Seul, vous pouvez sans trop de peine fendre 6 à 8 stères/ jour. L’achat de ce matériel peut s’envisager à plusieurs pour en réduire le coût sachant qu’ un fendeur de qualité convenable reviendra au moins à 1000 euro. Cet outil étant utilisé au pire une semaine par an par un particulier, l’achat en groupe est à sérieusement envisager rendant de la sorte ce matériel nettement moins onéreux.
Il convient de savoir pour quel type de machine vous voulez opter. Soit avec un moteur électrique ou un moteur thermique. Matériel porté ou monté sur un train de roues selon que vous possédez un tracteur ou une voiture. Selon également si vous travaillez en forêt ou sur votre terrain. Déterminez la longueur du verin en fonction de la dimension des buches que vous souhaitez obtenir, soit 1 mètre ou 50 cm. Choisir une longueur de verin de 50 cm vous évitera l’achat d’une scie circulaire pour couper vos quartiers de 1 mètre. En outre, si vous travaillez sur votre terrain vous n’aurez plus à vous soucier de la sciure, résultat de la coupe. Chose à savoir: si vous ne ramassez pas ou ramassez mal la sciure, vous pouvez vous attendre à vous échiner à l arrachage des chardons dans les deux années à venir.
Sur le marché, le choix étant innombrable, ces quelques critères vous permettront de cibler le matériel qui répondra le mieux à vos besoins. La puissance est aussi un facteur important dont il convient de tenir compte. Sachant qu » il vaut mieux avoir trop de puissance que pas assez, il ne faut pas faire l’impasse sur quelques dizaines d’euro pour acheter un matériel performant. Pour un matériel destiné à fendre en 1 mètre, une puissance de 13 tonnes est un bon compromis. Si vous choisissez de fendre en 50 cm, une puissance de 8 tonnes sera suffisante.
Les normes de sécurité sont devenues draconiennes, parfois même un peu exagérées. En effet, le matériel requiert l’usage des deux mains pour enclencher le mouvement de fendage quand on ne doit pas encore solliciter une pédale actionnée au pied. Si pour une raison quelconque, le bois glisse, prend une mauvaise position sous l’effet de la poussée, il vous est impossible de le retenir ou même de la maintenir. Le simple fait de lâcher une des deux poignées déclenche une sécurité qui bloque le système. Cela gêne grandement le confort de travail et vous fera pester, croyez- en un ancien forestier. Néanmoins, évitez de savants bricolages qui vous libéreraient une main et vous permettraient une meilleure qualité de travail. Se livrer à de tels aménagements pourraient être la cause d’accidents.
Votre réserve de buches étant désormais prête, il faut maintenant laisser ce bois sécher à l’air. Il restera à l’extérieur au minimum 1 an 1/2 avant d’être utilisé. La meilleure exposition pour un bon sèchage est coté Est et ses vents secs. Le temps de sèchage dépend aussi de l’essence du bois. Ainsi le hêtre, frêne et charme sèchent en 1 an 1/2 ou 2ans.Le chêne a besoin d’ un minimum de 3 ans sachant que 4 années sont généralement la norme. Ce temps de sèchage est conditionné également par la section des buches. Plus celles-ci sont larges plus longtemps durera le séchage. Une largeur de 15 à 18 cm est ce ce qui se pratique le plus souvent. Le taux d’humidité d’une buche prête à l’utilisation est de 18 à 20 %. Un taux supérieur donnera une mauvaise combustion, peu de chaleur et une buche qui « mousse ». Qui plus est, vous encrasserez plus rapidement votre conduit de cheminée. Si vous souhaitez tester le taux d’humidité, cela se pratique en perçant un trou de 10 cm à 15 cm dans la buche et y insérer la sonde de l’humidimètre. Vous obtiendrez ainsi le taux réel d’humidité.
Vous savez, maintenant, dans les grandes lignes ce qu’il est nécessaire de considérer pour effectuer un achat judicieux et conforme à vos nécessités.
Bon travail.
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José Fréson Ardennes Belges.
Animateur de plusieurs blogs.
Ancien entrepreneur forestier.
Source : Contenu Gratuit / Travaux manuels