Le virus de la sharka, drame des arboriculteurs
Par:
Jose Fréson
Article traitant d' un virus dévastant les exploitations arboricoles du sud de la France.
Le virus de la sharka aussi appelée aussi variole du prunier est une maladie virale qui affecte les arbres fruitiers à noyau tels que les pêchers, nectariniers, pruniers, abricotiers et amandiers.
L’origine de celle maladie se trouve dans les pays de l’est européen et plus particulièrement en Bulgarie. Elle ne tue pas les arbres mais affecte le rendement de la récolte. Les pertes économiques dues à cette affection peuvent mettre en péril les entreprises arboricoles. Les fruits sont totalement impropres à la consommation et doivent être détruits pour éviter la contaminaton. Cette maladie n’est pas transmissible à l’homme.
Les caractéristiques de la maladie se remarquent à le fois sur les feuilles, les fruits, les rameaux voire même sur le noyau. Les feuilles perdent leur chlorophylle laissant apparaître des taches jaunes diffuses . Quant aux fruits, ceux-ci sont déformés et présentent des zones décolorées, des sillons ou des nervures profondes dans la chair. On constate également une chute des fruits avant la pleine maturité.
La transmission de ce virus est due aux pucerons qui colonisent les parcelles arboricoles et propagent la maladie d’arbre en arbre. L’apparition des symptômes extérieurs peuvent n’être perçus que plusieurs années (2 à 4 ans) après la contamination, ce qui rend très difficile la détection des arbres touchés.
Néanmoins, la prévention reste à ce jour, le moyen le plus efficace pour lutter contre cette maladie. En effet, il n’existe aujourd’hui, aucune solution curative par le biais de produits chimiques ou biologiques. Une mise sous surveillance des parcelles engendre des surcoûts pour l’arboriculteur grevant de la sorte le prix de revient de la marchandise.
Les arbres malades détectés doivent faire l’objet d’un arrachage immédiat et d’un brûlage pour éradiquer la maladie et éviter la propagation. Un cordon sanitaire doit être mis en place et l’arrachage de tous les végétaux environnants susceptibles de représenter un réservoir viral est impératif.
Ce virus dévastateur est la hantise des arboriculteurs au point que deux dames, chefs d’entreprise dans le Gard, ont entamé une grève de la faim pour attirer l’attention sur leur situation.
A l’ère des technologies les plus performantes et les plus sophistiquées, on constate malgré tout l’impuissance de l’homme face à des proliférations virales et microbiennes. L’infiniment petit donnant ainsi une leçon de modestie et d’humilité.
Fréson José Ardennes belges
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Source : Contenu Gratuit / Environnement