Déficit d’attention et hyperactivité chez l’enfant : un problème sous-diagnostiqué et sous-traité.
Par:
Hélène Delafaurie
Selon les statistiques, entre 5 et 20% des enfants en sont atteints, pas même la moitié sont diagnostiqués comme tels et seulement un quart reçoivent un traitement médical pas exempt d'effets secondaires dramatiques. Il est des traitements plus simples pour permettre à ces enfants de faire une scolarité normale et d'avoir un avenir.
Selon les statistiques, entre 5 et 20% des enfants en sont atteints, pas même la moitié sont diagnostiqués comme tels et seulement un quart reçoivent un traitement médical pas exempt d'effets secondaires dramatiques. Il est des traitements plus simples pour permettre à ces enfants de faire une scolarité normale et d'avoir un avenir.
En 1900, pour la première fois, un pédiatre anglais a parlé d’un groupe de symptômes liés à un problème spécifique chez l’enfant. Mais ce n'est que vers 1970 qu'on lui a donné un nom : « Minimum Brain Damage » = dommage cérébral minime. De quoi donner des frissons malgré le « minime » ! Mais rassurez-vous on s’est aperçu qu’il ne s’agissait pas du tout d’un dommage cérébral mais d’un mauvais fonctionnement chimique du cerveau. On lui a donc rebaptisé au début des années 80 : Attention Deficit Disorder auquel on a rajouté l’hyperactivité qui en était souvent (mais pas toujours, surtout chez les filles) une composante du problème. En français cela donne Trouble de l’Hyper Activité et Déficit d’Attention = THADA.
En bref ce problème est du à un mauvais fonctionnement des neurotransmetteurs du cerveau chargés de réguler le comportement. La meilleure comparaison qui me vient à l’esprit est que le cerveau a des bouffées de chaleur.
D’après une étude américaine (National Health and Nutrition Examination Survey) portant sur 3 082 enfants entre 8 et 15 ans, 9% des enfants sont atteints d’ADHD mais seulement 49% d’entre eux ont été diagnostiqués et 32% seulement reçoivent un traitement. Les autres sont considérés comme de sales gosses impossibles et durs à cuire.
Le déficit d’attention en lui-même est caractérisé par :
La difficulté à voir les détails (un « s » de plus ou de moins, « en » ou « an » qu’est-ce que ça peut faire !) ;
Les devoirs sont brouillons, pleins de taches ;
L’attention est distraite par un rien (bruit, insecte, chant d’oiseau) ;
N’arrive jamais à finir son devoir sur table ou à la maison à temps ;
Remet toujours à plus tard, n’arrive pas à commencer ;
Oublie ses livres ou cahiers ;
Arrête ce qu'il a commencé alors que ce n’est pas fini ;
Bavarde tout le temps, tout seul ou à ses voisins ;
Répond aux questions avant qu’on ait fini de les poser ;
Ne peut pas attendre son tour ;
Fait le clown ;
Un autre symptôme indirect : la maman n’ose pas le laisser à dormir chez les copains de peur qu’il ne fasse une catastrophe, est toujours sur le qui-vive (qu’est-ce qu’il a fait encore !) et est épuisée.
Le diagnostic
Il sera fait par le pédiatre ou le pédopsychiatre. Celui-ci commencera par rassembler des renseignements sur le comportement de l’enfant. Il adressera un questionnaire à l’institutrice lui demandant de comparer l’activité de l’enfant par rapport aux autres enfants du même âge – et interrogera les parents.
Ces symptômes doivent se manifester ET à la maison ET à l’école ou à la garderie ET avec des amis ET pendant plus de 6 mois. Il ne faut pas confondre l’hyperactivité = problème médical avec « On a déménagé. Ce nouvel endroit est formidable et je suis super-heureux de vivre ! »
Les causes
Elles sont multiples. Cela peut aussi bien provenir d’un changement dans la façon de vivre : un déménagement, un divorce, un décès dans la famille, que d’un autre problème médical non-encore détecté : épilepsie, mauvais fonctionnement de la thyroïde, anxiété, dépression, ...
Certaines toxines sont mises en cause : empoisonnement au plomb ou autre métaux lourds, qui peuvent aussi conduire à l’autisme. Certains vaccins pourraient en être à l’origine. Une consommation exagérée de sodas ou de bonbons contenant de l'aspartame...
Un manque de glucose. Le glucose est la principale source d’énergie du cerveau avec les hautes fréquences.
Il y a aussi un facteur héréditaire : si dans un couple l’un des parents est hyperactif, il y a plus de chance que les enfants le soient.
Si pendant la grossesse la maman a été très inquiète, stressée, dépressive, l’enfant peut avoir l’ADHD.
Récemment des chercheurs ont trouvé une corrélation entre un gène variant (le DRD4) et l’ADHD. La bonne nouvelle est que ceux qui ont ce gène sont souvent aussi très intelligents. Si on arrive à les canaliser, ils seront premiers de la classe !
Les conséquences
A part le fait que ces enfants sont épuisants et potentiellement dangereux pour eux et les autres, ils sont très souvent en échec scolaire. Certains ont tendance aussi à s’opposer quoiqu’il arrive à leurs parents ou à tout ordre ou conseil. Ceux-là ne finiront sans doute pas leurs études, ne pourront faire que de petits boulots, incapables de s’adapter, de supporter un patron, un ordre. D’autres peuvent devenir des anxieux pathologiques et finir en dépression.
Les médicaments
Ils vont agir sur des neurotransmetteurs appelés norepinéphrine et dopamine et augmenter sa quantité. Le problème c’est que l’enfant peut devenir dépendant de ce genre de drogue.
Les autres effets secondaires sont les problèmes d’estomac, le manque d’appétit, les nausées, les vertiges, la fatigue et la mauvaise humeur, plus quelques réactions allergiques et maladies de peau, jaunisse due à un empoisonnement du foie, problème rénaux, … certains sont rares certes, mais enfin !!!!
Il ya des médecins qui vont jusqu'à prescrire des antidépressifs… même à un enfant ! Il ne faut pas oublier que les antidépresseurs sont dangereux et augmentent le risque de suicide surtout chez les enfants et adolescents. La Federal Drug Association d’Amérique l’a confirmé en octobre 2004. Alors de grâce ne droguez plus vos enfants sauf cas de vie ou de mort. Les antidépresseurs agissent également sur les neurotransmetteurs dont la dopamine et la norepinephrine, le manque des deux dernières étant considéré comme responsable de L’ADHD. Là encore les effets secondaires qui ne sont pas des moindres : problèmes gastriques, constipation, bouche sèche, vision floue, hypotension, prise de poids, transpiration, problèmes urinaires, maux de tête, tremblements et somnolence. Ouf ! Sans compter les problèmes au moment où on arrête d’en prendre. C’est une drogue et comme toute drogue le sevrage est difficile.
On peut aussi prescrire, mais pour les adultes, un médicament pour faire baisser la pression sanguine. Avec le même genre d’effets secondaires déjà décrits, + une congestion des sinus.
La thérapie par le son et l’ADHD
La thérapie agit sur les neurotransmetteurs et régule leur production naturellement.
Elle agit sur la dépression sans aucun effet d’accoutumance ni problèmes de sevrage.
Elle donne de l’énergie au cerveau qui en manque.
Elle chasse les insomnies.
Elle agit aussi sur l’hypertension.
A peu près toutes les causes de l’ADHD sont soignées par la thérapie ! Et les parents peuvent aussi écouter la thérapie pour se déstresser.
A Propos de l'Auteur :
Hélène Delafaurie est professeur d'université au Japon. Passionnée de médecine naturelle ou alternative elle teste sur elle toutes les méthodes dont elle parle. Elle est un terrain de choix car, suite à un accident de voiture, elle a passé 3 ans en hôpital et en rééducation pour soigner ses 23 fractures. Pour tout savoir sur les nombreuses possibilités des thérapies sonores.