Quelle sera votre épitaphe ?

Par: BRUNET Isabelle et GAWELIK Katy

Si vous avez assisté à des enterrements, vous avez certainement entendu des épitaphes que je qualifierais « d’officielles », celles énoncées par les enfants, les petits-enfants, le prêtre, le maître de cérémonie. Généralement, élogieuses, elles retracent la vie de la personne décédée énumérant ses actions, ses nombreuses qualités et cachant bien souvent ses mauvais comportements, ses défauts.

Si vous avez assisté à des enterrements, vous avez certainement entendu des épitaphes que je qualifierais « d’officielles », celles énoncées par les enfants, les petits-enfants, le prêtre, le maître de cérémonie. Généralement, élogieuses, elles retracent la vie de la personne décédée énumérant ses actions, ses nombreuses qualités et cachant bien souvent ses mauvais comportements, ses défauts.
A côté de cela, si vous laissez traîner vos oreilles, vous entendrez des connaissances, des voisins, des amis discuter entre eux et dire des choses de ce genre : « il était méchant avec sa femme », « il était coureur », « elle buvait beaucoup », « elle a trompé son mari plus d’une fois », « il était fainéant », j’en passe et des meilleures. On peut qualifier ces épitaphes de « non officielles ».

Laquelle des deux prendre en compte finalement ?
La première est de circonstances : ce serait mal vu, voire indécent de commencer à déblatérer sur la personne qui vient de décéder. La seconde peut être parfois cruelle mais semble plus proche de la vérité. En effet, l’épitaphe non officielle est prononcée par des personnes qui connaissaient la personne décédée et qui, ne pensant être écoutées de personne à l’enterrement, ont décrit ce qu’elles ont vu. Bien entendu, certains voisins ou amis, mal intentionnés, peuvent exagérer les choses mais il reste toujours un soupçon de vérité dans ce qu’ils disent.

Et, vous, quelle sera votre épitaphe ? Que croyez-vous que l’on dira de vous quand vous serez décédé ?
Je sais, c’est une question très délicate à se poser, peut-être même hors de propos pour vous qui vous sentez en pleine forme, dans le force de l’âge.
Mais vous interroger sur ce point ne doit pas être morbide, malsain ; cela ne signifie nullement que vous allez mourir bientôt.
Au contraire, je dirais même que cela peut vous aider à vivre mieux. En effet, en vous demandant quelle sera votre épitaphe plus tard, vous vous interrogez obligatoirement sur votre vie, sur votre façon de vous comporter avec les autres. Si votre caractère n’est pas facile, si vous apparaissait aux yeux des autres comme quelqu’un de méchant, si vous buvez trop, si vous ne vous occupez pas bien de vos enfants, si vous négligez votre famille, etc., sachez que tous vos travers seront dénoncés dans votre épitaphe.
D’un autre côté, vos bonnes actions, vos qualités, votre altruisme seront également louangés.

Ainsi, ne vous demandez pas seulement quelle sera votre épitaphe mais surtout quelle épitaphe voudriez-vous que l’on fasse de vous. De cette façon, c’est à vous de vous prendre en main, de changer de comportement, d’améliorer votre conduite pour coller au mieux à l’épitaphe que vous voudriez que l’on fasse de vous.

N’ayez donc pas peur du terme épitaphe car cela peut vous aider à changer votre vie, si c’est nécessaire. Essayez d’avoir une vie exemplaire, tout au moins tentez de vous en approcher. En effet, chacun a son caractère, des défauts qu’il n’est pas toujours évident de surmonter.
Toutefois, si vous êtes colérique, si vous êtes méchant, si vous buvez trop, etc., ou si simplement vous avez des petits défauts qui vous gâchent la vie, il existe des méthodes, des astuces pour vous en sortir, pour vous améliorer, pour tendre vers la perfection.

Penser à votre épitaphe, c’est juste un moyen de reprendre en main votre vie, de vous interroger sur vos actions, vos réactions, votre façon de penser, de réagir. Et, surtout, le but ultime, c’est de vous amener à réfléchir sur la façon de changer et de mettre tout en œuvre pour y parvenir.

Je sais bien que vous ne serez pas là pour entendre ce que l’on dira de vous lors de votre enterrement, mais n’est-il pas plus satisfaisant de penser, de savoir, de votre vivant, que l’on vous complimentera, que vous ne ferez pas honte à votre famille ; de savoir, qu’au final, vous aurez réussi votre vie tout simplement !


Co-auteurs : BRUNET Isabelle (spécialiste en développement personnel) et GAWELIK Katy (Docteur en droit, spécialiste en bien-être et en épanouissement personnel)

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Source : Contenu Gratuit / Développement Personnel





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