Conseils pour arrêter de fumer
Par:
Natacha SEGUIN
Comprendre les dangers du tabac et savoir comment parvenir à arrêter définitivement de fumer est un enjeu capitale pour tous ceux qui souhaitent améliorer leur santé et allonger leur espérance de vie. L’arrêt complet du tabac a beaucoup davantage, mais vous n’y pensez pas forcément. Quels sont les dangers réels du tabac ? Qu’avez-vous à gagner d’arrêter ? Comment y parvenir ?
☺Un peu d’histoire
Le tabac est naît en Amérique, il y a plus de 3000 ans.
Les objets les plus anciens que l’on ait retrouvés sont des pipes en Amérique du Sud.
Le tabac était très populaire chez les Incas et les Aztèques. Il était utilisé pour communiquer avec les esprits, ou bien pour atteindre une certaine forme de détente.
Christophe Colomb le découvrit dès son arrivée à Cuba. A cette époque, il était fumé sous forme de long tube appelé "tobago" ou encore chiqué. Christophe Colomb ramena en Europe des feuilles et des graines. Le succès fut immédiat.
En Europe, on attribua au tabac de nombreuses vertus thérapeutiques comme la guérison de l’asthme, de la toux...
Jean Nicot, alors ambassadeur de France à Lisbonne, fit la promotion du tabac auprès des élites.
Il était vendu sous forme de poudre par les apothicaires.
Utilisé à la base à des fins médicinales, le tabac fut au fil des siècles de plus en plus consommé par plaisir.
Le commerce du tabac devint petit à petit très lucratif
Ainsi, le Cardinal de Richelieu instaura le premier impôt sur le tabac.
Puis Colbert en fit un monopole d’État.
Mais les vertus thérapeutiques furent bien vite remisent en question.
De nombreuses personnes influentes s’opposèrent à son utilisation.
Cependant, le tabac continua à être populaire avec l’industrialisation et la création de la cigarette en 1843.
☺Le tabagisme, la porte ouverte aux cancers
Comme le titre l’indique, la prise de tabac peut toucher différents organes en se déclarant sous forme de cancers : ce sont les poumons, mais aussi le nez, le pharynx, les reins, la bouche et les lèvres, la vessie, le pancréas, le larynx, l'œsophage, les sinus... qui sont menacés !
Selon l’étude Doll, le cancer du poumon serait bien le plus meurtrier.
D'après cette étude, un fumeur qui fume plus de 25 cigarettes par jour multiplie par 25 son risque de mourir par cancer du poumon.
Le risque de décès en contractant le cancer de l'œsophage est 10 fois plus important chez le fumeur.
Pour le cancer de la vessie, c’est 4 fois plus de risque, 2,5 fois plus de chance d’avoir le cancer du pancréas.
☺Les avantages d’arrêter ?
Comme énoncé ci-dessus, l’arrêt du tabac diminuera le risque de contracter l’un de ces différents cancers.
Mais voici d’autres avantages :
Après 8 heures sans cigarettes, l'Oxygénation du sang revient à la normale. Les risques d'infarctus du myocarde diminuent peu à peu.
Après 24 heures, le monoxyde de carbone s’élimine du corps. Votre haleine est plus fraîche. Les poumons éliminent peu à peu les mucus et les goudrons. Le risque d'infections respiratoires, type bronchites et pneumonies, commence déjà à diminuer.
Après 48 heures : La nicotine n'est plus détectable dans le sang.
Après une semaine : Les sens du goût et de l'odorat commencent à s’améliorer.
Au bout de 3 à 9 mois : Votre respiration s'améliore : vous toussez moins et avez d'avantage de souffle. La fonction pulmonaire est augmentée de 5 à 10 %
Au bout d’une année : Le risque de maladies du cœur type infarctus est réduit de moitié
Après 5 ans : Le risque d'attaque cérébrale est réduit de moitié. Le risque de cancer de la bouche, de l'œsophage et de la vessie sont réduits de moitié.
Après 10 ans : Le risque de cancer du poumon est réduit de moitié. Le risque d'accident vasculaire cérébral type attaque" cérébrale rejoint le niveau de risque des non-fumeurs.
15 ans sans fumer : Le risque de maladies du cœur type infarctus rejoint celui des non-fumeurs. Les risques de mortalité sont quasiment les mêmes que pour les personnes qui n'ont jamais fumé.
☺Comment arrêter ?
L’idée que se font les gens de l’arrêt complet du tabac est qu’il faut de la volonté. Selon le professeur Robert Molimard, Président de la société de Tabacologie (Centre de Tabacologie Paul GUIRAUD Villejuif (mai 1999)), Penser qu’il faut de la volonté est la cause de beaucoup d’échecs.
De nombreuses enquêtes menées auprès des ex fumeurs révèlent unanimement que :
- Il n’y a aucun rapport entre le caractère que peut avoir le fumeur et l’arrêt définitif.
En réalité, arrêter de fumer résulte d’un lent mûrissement intérieur. Ce lent parcours vers la libération commence dès le jour où l’on prend conscience que l’on fume trop.
Vous essayer de modérer vos prises de tabac, mais vous vous rendez vite compte que cela est impossible. Vous pensez pouvoir contrôler, l’incontrôlable.
Vous changez de marques ou vous passez aux légères, ou à la pipe, au cigare.
Vous prenez de fermes résolution d’arrêter, mais vous n’y parvenez pas toujours. Il s’agit en fait, d’un automatisme. Nous faisons pleins de choses par automatisme, comme par exemple, fumer.
C’est souvent parce que vous ressentez un manque que vous provoquer le désir. Ce désir assouvit, vous êtes un temps rassasié… puis le manque se fait à nouveau ressentir.
Votre cerveau comprend qu’il est dans son devoir de réguler ce manque, tout comme n’importe quelle drogue. En effet, lorsque nous répétons un geste, il devient un automatisme ( l(heure de la pause, le moment du café etc.) Lorsque la nicotine se dissipe du sang, l’envie de fumer revient de plus belle.
1) Les motivations
Même si vous savez qu’il n’est pas sain pour la santé de fumer, cela ne constitue pas forcément une motivation chez certaines personnes. Tant que vous n’êtes pas malade, vous vous sentez un peu comme un être invincible, face à la maladie. Si par contre, vous vous sentez essoufflé, si vous toussez etc. vous prendrez plus facilement de bonnes décisions.
Vouloir arrêter pour être un exemple pour ses enfants, ou pour ne pas les enfumer peut être une source de motivation. Mais cette motivation est souvent abandonnée, car souvent les personnes se persuadent que le tabagisme passif n’est pas si dangereux.
Le sentiment d’être dépendant, esclave ou de donner son argent pour ruiner sa santé peut pousser certaines personnes à vouloir se libérer de cette emprise. Vous pouvez calculer les sommes dépensées par an, et cela peut vous faire réagir positivement.
Avoir confiance en soi et en ses décisions est la meilleure source de motivation.
2) S’arrêter de fumer est un apprentissage
Il faut apprendre à se rééduquer face à la cigarette. Après 3 jours de sevrage, il ne reste plus de traces de nicotine. Si le besoin se fait ressentir, vous pouvez toujours vous sevrer en usant de gommes ou bien de patchs. Vous commencerez alors à vivre sans tabac. Il est dur de se débarrasser de ces rituels, de ces automatismes, de ces reflexes tissés tout au long de ces années. Commencer par arrêter de fumer même quelques heures est déjà un pas vers cet apprentissage. Vous murissez un peu plus l’idée d’arrêter…et lorsque vous vous sentirez assez mûr, vous vous arrêterez un peu plus longtemps.
3) Arrêt total ou progressif ?
L’arrêt total est conseillé, car vous cesserez de répéter le geste, cet automatisme qui finit par vous priver de liberté. Si vous réduisez le nombre de cigarettes, vous les fumerez différemment, mais la nicotine sera toujours présente. Vous serez toujours dans cet état de souffrance. De toute façon, il faudra bien un jour que vous arrêtiez définitivement. Pourquoi ne pas commencer dès maintenant ?
4) Choisissez une date pour arrêter
Il semble prouvé que se fixer une date d’arrêt est une bonne chose. Une enquête montre que les ex-fumeurs se sont fixés une date à laquelle ils arrêteraient de fumer pour basculer dans le camp des non-fumeurs. Essayez de vous fixer une date. Même si la date n’est pas à 100% respectée, cela n’est pas trop grave. Le tout est de pouvoir se référer à une période pour pouvoir mesurer ses efforts ( Une semaine, un mois, 6 mois). Cela vous motivera.
5) Ayez quelque chose à faire à la place
Buvez par exemple, des jus de fruits, de l’eau, mangez un chewing-gum, mâchouillez une allumette.
L’envie de cigarettes se fait souvent sentir lorsque vous vous sentez bloqué dans une action. Lorsque vous ne parvenez pas à résoudre un problème : vous prenez alors une cigarette en réfléchissant à comment le résoudre, mais en réalité, vous réagissez ainsi car vous avez le besoin d’évacuer votre besoin d’agir qui ne peut s’exprimer dans le moment .
Pour aller plus loin...
Méthode pour Arrêter de fumer
http://club-positif.com/psp/produits/item/92a95274
S'aider soi-même par l'autohypnose
http://club-positif.com/psp/produits/item/274a95274
A lire également :
-être plus zen
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A Propos de l'Auteur:
Natacha SEGUIN est auteur et rédactrice dans le domaine du développement personnel et du bien être.
Source : Contenu Gratuit / Forme & Santé
