Nouveau : la nourriture pour chat envahit les frigos des septuagénaires
Par:
Florent Lemarchand
Vous vous demandez pourquoi votre grand-mère achète toujours des aliments pour chats alors que popette est morte depuis bientôt dix ans ? Ce n’est pas par nostalgie mais par nécessité. Enquête sur cette tendance ghetto.
Dans les caisses rapides de nos hypermarchés se trouve toujours une petite vieille chétive, les bras chargés de boites d’aliments pour chats. On tente de l’ignorer mais on finit toujours par la laisser passer. Simple politesse ? Pas tout à fait, elle sent la litière. On l’imagine alors zoophile mais il n’en n’est rien. Ces séniles de l’alimentaire, font leurs courses pour la semaine, voir tout le mois. Qu’on se le dise la nourriture pour chats fait des ravages gustatifs chez les septuagénaires. Mais plus seulement.
Les premières victimes : le troisième âge
Les plus de 70 ans seraient les premiers consommateurs de nourriture pour chat avant même les félins ! Plus fragiles économiquement et moins exigeants culinairement, ils se ruent, préférentiellement sur les sachets fraicheurs, plus simple à digérer.
Et oui, ce n’est pas parce qu’elle est vieille que mamie pue, fait caca mou ou pique. Non, elle développe simplement les mêmes symptômes que son chat et à chaque aliment, ses conséquences.
Si les croquettes plus riches en levure, en taurine et pro-vitamine A, favorisent la pousse des poils soyeux, les sachets fraicheurs influencent les systèmes nerveux et rénaux. Dans ce cas, mamie développe ce que les médecins appellent les rictus du félin comme le body-lappage qui progressivement va se substituer au lavage usuel.
Ainsi, à force de bouffer du Whiskas, mamie penseet agît comme Félix.
Des premiers témoignages accablant
Un vétérinaire témoigne : « Une cliente est venue une fois me demander de lui tatouer l’oreille… J’ai reçu aussi des plaintes pour une vieille dame urinant sur les paillassons de ses voisins. On a dû la châtier« .
Le problème semble aujourd’hui dépasser les autorités locales. Ainsi, la SPA de Rheumon-les-Causses auraient retrouvée, dans ses locaux, Raymond, la doyen du village, copulant avec plusieurs chattes. « On ne sait pas quoi faire, s’alarme le maire, Raymond ronronne depuis plusieurs jours dans un hôpital spécialisé. » Sa femme aurait été retrouvée, nue, dans le jardin, un rat mort dans la gueule. Chez eux des centaines de conserves vides Sheba, Friskis et Royal Canin trainaient à même le sol.
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